Le blog de Thierry Roget : si on en parle, c’est qu’il doit y avoir matière à réflexion… Mais sur quoi, au fond ? Ce blog ne m’a pas séduit au premier coup d’oeil : c’est un défaut (la première impression est l’un des fondements du relationnel dans la vie réelle). Il n’est pas attrayant, le contenu semble à la fois très hétérogène (ce qui n’est pas une tare en soi mais mérite un traitement spécifique : la seule mention « cocktail », sous-entendu mélange ne suffit pas ) et inégal en terme de valeur (informative, intellectuelle, intrinsèque).

Un peu trop touffu aussi et jargonneux – trop pour un public de non-spécialistes qui pourraient trouver leur compte dans certaines rubriques généralistes (Brésil, cuisine, etc.). Ou alors, on fait comme moi en ciblant les geeks (et on peut y aller de son acronyme et de ses anglicismes).

Par ailleurs, certains indices ne trompent pas : le .biz, le profil du gars (tête sympa et cool, ambiance ensoleillée mais sur LinkedIn : il en balance une tartine…), la mise en avant de la popularité, donc du classement du site, bref tout l’aspect « commercial » de l’affaire : quand même 4 onglets [ANNONCEURS, VISITEURS, ABONNEMENTS, FAIRE UN DON] à vocation « business« . Alors à mon avis, mélange d’ego virtuel un peu hypertrophié – le syndrome Andy Warhol – et de volonté opportuniste d’arrondir des fins de mois (qui déjà ne doivent pas poser de gros soucis ? ) Bon, le gars ne s’en cache pas, mais on sent que c’est quand même un peu un américain…

Ajoutons à cela ce qui me semble un défaut rédhibitoire : la qualité du rédactionnel – plus que le ton, familier, mais on est habitué sur un blog – qui est vraiment très variable. Ici se pose une question largement débattue, sur « qui » doit s’exprimer, et « comment« , et « pourquoi pas moi« , etc. Je ne dis pas que seuls les journaliste encartés doivent écrire (surtout en ligne) mais je pense qu’il faut soigner la syntaxe et l’expression au maximum. Il y a là un double intérêt : tout d’abord, l’agrément du lecteur et ensuite un éventuel aspect pédagogique.

Quelques aspects positifs tout de même : le goût revendiqué pour la critique constructive, la vraie franchise du ton, la volonté d’apprendre pour s’améliorer (c’est l’un des thèmes chers à Roger). Bref, sur ce blog (comme dans bien d’autres), parfois c’est tout bon – et même intéressant -, parfois c’est relou… Bosse encore un peu, Roger, comme ça tu ne publieras que le meilleur ;-)