Avec l’essor  du web mobile – via les smartphones, boxes et tablet PC – de nouvelles normes de lisibilité, d’accessibilité et de mise en forme sont en train de voir le jour. Rien de codifié à proprement parlé, dans ce vaste « labo-foutoir » qu’est le web moderne, mais un certain nombre de tendances qui ne manqueront pas d’influencer la conception web dans les années à venir > décryptage.

L’utilisation accrue de JavaScript (jQuery, AJAX, etc.)

Après les pages juxtaposées en HTML, puis la tendance « blog » et ses scrollings verticaux au kilomètre, mieux que les pop-up ou le Flash (risque de navigation « éclatée ») voici venu le temps de l’information à la demande. Grâce à l’utilisation de techniques de déploiement/masquage/révélation, chaque élément de navigation intervient précisément au moment opportun. Une excellente pratique, permettant de rendre intelligible une structure parfois tentaculaire, tout en garantissant une hiérarchisation précise des contenus et une accessibilité optimale, qui aura de plus, tendance à se mettre en place en fonction des goûts et désirs de l’utilisateur. Pourquoi dés lors se priver d’un ou plusieurs slideshows animés d’effets différents, de contenus expandable/collapsible, de roll-over dynamiques ?

La montée en puissance des frameworks

Elle va de pair avec un usage toujours plus intensif de PhP, comme outil de base pour l’intégration des contenus web. Les plateformes de type CMS s’étoffent et se multiplient : WordPress, Joomla, Typo 3, Ruby on Rails, etc… Certaines web-agencies ont choisi de développer au maximum un modèle de site qu’elles enrichissent de divers templates graphiques ; cela permet de produire en série – et à moindre coût – des sites adaptés à tous types de clientèle.

Les atouts du « design dynamique »

Le truc indispensable pour proposer des look & feel variés, c’est de faire usage des feuilles de style : en quelques lignes, on modifie la forme et la position des blocs de données, on adapte un code de couleur ou un style de typo. Mieux, certains de ces choix peuvent être laissés à l’utilisateur ou, encore plus fort, s’organiser automatiquement en fonction des impératifs de la navigation… Et cela, dans le respect total des règles ergonomiques qui auront été auparavant définies.

Cette combinaison de paramètres fait également la part belle au design « pur et dur » : plus que jamais, la réflexion se doit d’être poussée afin de parvenir à l’équilibre parfait, sans dénaturer le sens. On fait ici appel à la perception de l’utilisateur afin de l’aider à tracer un parcours idéal de navigation lui permettant de tirer la quintessence des contenus proposés.

Exemple et contre-exemple

Parmi les bonnes surprises de la rentrée, la nouvelle version du site LDLC. Une grosse année de boulot en interne pour moderniser l’espèce d’usine a gaz soviétique de quinze ans d’âge : résultat, on dirait presque que ça n’a pas changé et pourtant… Une pure réussite, ou chaque chose (et il y en a des milliers !) trouve sa place, qui fait la part belle à l’image - photo / picto – et qui donne encore plus envie de sortir sa CB… Pari gagné pour le sieur de la Clergerie qui accroît encore (dans la mesure du possible) sa notoriété et probablement aussi son chiffre d’affaire de manière significative.

Plus d’infos sur le blog LDLC

Au chapitre des désillusions, ce qui aurait pu être un projet intéressant, à défaut d’être vraiment novateur : TaxiShop. Conçu pour être un gros annuaire de commençants « toutes catégories » (un machin à vendre de la pub, quoi…) avec un système de remises par coupons et bénéficiant d’une diffusion en priorité dans les célèbres taxis marseillais par le biais de tablettes connectées. J’en parle d’autant mieux que je fus consulté (oct/nov 2010) à un moment ou le projet semblait stagner faute de site convainquant… Mes bonnes recommandations n’ont pas été retenues et voila le résultat : plein de trucs partout, dont la moitié inutiles, un look et des couleurs pour le moins… discutables, au service d’un contenu étique et mal organisé. Typiquement le genre de bouse pondue par une de ces agences « 30 commerciaux + 3 designer/créatifs/intégrateurs/codeurs » dont l’objectif est de tordre le plus de clients possibles à coup de d’annonces google. Je suis sympa, je ne dénoncerai personne.